Dans notre vie quotidienne, nous endossons de nombreux rôles : professionnel, parent, partenaire, ami… Ces rôles nous aident à nous adapter à notre environnement et à répondre aux attentes sociales. Mais lorsque ces rôles prennent toute la place, une question essentielle peut émerger : qui suis-je vraiment derrière ce que je montre aux autres ?
Le psychiatre Carl Gustav Jung nommait persona ce masque social que chacun construit pour s’inscrire dans le monde.
La persona : un mécanisme d’adaptation
À l’origine, la persona désignait le masque porté par les acteurs de théâtre. En psychologie, elle représente la partie de la personnalité qui s’adapte au monde extérieur : comportements, attitudes, images, rôles sociaux.
La persona n’est pas un problème en soi. Elle est nécessaire pour fonctionner en société. Elle nous permet de nous intégrer, de nous faire reconnaître et de tenir notre place.
La difficulté apparaît lorsque nous nous identifions entièrement à ce masque, au point de perdre le contact avec nos ressentis, nos besoins et nos aspirations profondes.
Quand le masque devient trop lourd
Avec le temps, certaines personnes se sentent enfermées dans un rôle :
- « Je dois être fort(e) »
- « Je n’ai pas le droit de montrer mes émotions »
- « On attend ça de moi »
Ce décalage entre ce que l’on vit intérieurement et ce que l’on montre extérieurement peut se traduire par :
- fatigue émotionnelle ou mentale
- stress chronique
- perte de sens
- sentiment de ne plus se reconnaître
Ces signaux sont souvent le signe que la persona a pris trop de place.
Persona et perte d’alignement
Selon Jung, la persona est largement influencée par la culture, les normes et les attentes collectives. Elle reflète ce que l’on croit devoir être plus que ce que l’on est réellement.
Lorsque nous vivons principalement à travers ce masque, nous risquons de nous éloigner de notre identité profonde. Il ne s’agit pas d’enlever tous les rôles, mais de retrouver un alignement intérieur entre ce que nous sommes, ce que nous ressentons et ce que nous faisons.
Se reconnecter à soi : l’apport des thérapies brèves
Les thérapies brèves visent à identifier rapidement les schémas automatiques, croyances limitantes et stratégies inconscientes qui maintiennent une personne dans un fonctionnement devenu inadapté.
Dans le cadre du travail sur la persona, elles permettent notamment de :
- repérer les rôles appris ou imposés
- mettre en lumière les mécanismes de protection
- comprendre ce que le masque cherche à éviter ou à contrôler
- ouvrir de nouvelles options de fonctionnement plus justes
L’objectif n’est pas de revenir au passé, mais de favoriser un changement concret et durable dans le présent.
Se différencier de la persona : un chemin vers l’authenticité
Se différencier de sa persona, c’est :
- reconnaître les rôles que l’on joue
- comprendre pourquoi on les joue
- se reconnecter à ses valeurs, ses ressentis, ses aspirations
Ce chemin, que Jung appelait le processus d’individuation, vise à retrouver un équilibre entre :
- adaptation au monde extérieur
- fidélité à soi-même
Coaching : clarifier qui je suis et où je vais
Le coaching intervient lorsqu’une personne souhaite avancer de manière consciente et active vers plus de cohérence et d’authenticité.
Il permet de :
- clarifier ses valeurs et ses priorités
- différencier ce qui relève de l’attente extérieure et de l’élan personnel
- retrouver une capacité de choix
- poser des actions alignées avec soi-même
Le coaching aide à passer du « je subis un rôle » au « je choisis comment je l’incarne ».
Une approche globale : conscience, choix et transformation
Sophrologie, coaching et thérapies brèves sont complémentaires. Ensemble, elles offrent un accompagnement global qui agit à plusieurs niveaux :
- corporel et émotionnel (prise de conscience, régulation, apaisement)
- cognitif (croyances, schémas, représentations)
- comportemental (nouvelles façons d’agir et de se positionner)
Ce travail permet de remettre de la fluidité entre le monde intérieur et le monde extérieur, sans renier ni l’un ni l’autre.
Retrouver l’équilibre entre rôle et identité
Se libérer de la persona ne signifie pas rejeter la société ou ses rôles, mais apprendre à ne plus s’y perdre.
Lorsque nous prenons conscience des masques que nous portons, nous pouvons :
- les utiliser de façon plus souple
- les ajuster selon les situations
- rester en lien avec ce qui est juste pour nous
C’est dans cet équilibre que peut émerger une présence plus authentique, plus libre et plus sereine.
Conclusion
La persona est un outil d’adaptation précieux, tant qu’elle ne devient pas une prison.
En développant la connaissance de soi et en s’autorisant à évoluer, il devient possible de vivre ses rôles avec plus de justesse et moins de tension.
À travers un accompagnement mêlant thérapies brèves, coaching et pratiques de conscience, chacun peut retrouver un espace intérieur où il devient possible d’être soi… tout en continuant à vivre pleinement dans le monde.
Laurent MARTIN – Sophrologie, Thérapies brèves & Coaching professionnel

